Projet associatif

IDeal Acte est née de la conjonction de plusieurs facteurs.

Son principal fondateur, Jean-Paul Galy, éducateur sportif, responsable d’une base de loisirs multi-activités (eau-vive et pleine nature) est licencié à 40 ans pour raison économique. Il souhaite se reconvertir et retourne à l’université où il obtient un DESS de développement local, option politiques urbaines. Avec ses études et ses séjours en ville il prend conscience de la désagrégation économique et sociale ainsi que de l’explosion de la misère, moins visible en zone rurale de montagne. Il s’engage alors auprès des laissés pour compte, sans emplois, précaires, pas tous sans qualifications, ni valeurs.

Une de ses amies, Adeline Fabre, originaire du département, travailleuse sociale, particulièrement sensibilisée à cette question après le décès de son compagnon atteint du Sida, milite et étudie le syndicalisme à la CGT en préparant un DESS de sociologie sur l’extrême précarité.

En 1998-1999, un hiver sans neige secoue la torpeur des saisonniers qui s’organisent en collectif que les deux amis vont soutenir en mettant leurs compétences à leur service et en se faisant l’écho de leurs revendications, c’est l’évènement déclencheur. Suite à ce mouvement de plusieurs mois, un appel d’offres est lancé par la Direction Départementale du Travail pour identifier les freins à la prise en compte de la saisonnalité dans les approches économiques et sociales des Hautes Alpes. L’association se crée pour postuler. Elle échoue près du but par 5 voix contre 3 face à un « poids lourd » départemental, l’ADECOHD.

Parmi les autres membres fondateurs, Bernard Klein, autre ami de toujours et directeur de formation aux métiers de l’animation qui a aussi connu la précarité des emplois atypiques peu valorisés de cette profession est un soutien appréciable car il dispose d’un réseau important au sein du monde associatif et des institutions. Nous sommes à l’automne 2000.

L’association, née du constat que les ressources intellectuelles locales avaient peu de chance de pouvoir trouver de l’emploi au centre du département, dans le contexte de « recentralisation » ou plutôt re-concentration économique, allait devoir s’élargir à d’autres domaines d’intervention. Les capacités d’ingénierie et d’études en pause, la formation dévolue à quelques gros organismes mais le chômage et la précarité augmentant, il fallait s’adapter, passer des idées aux actes.

Si les détails, les phases, les dates et l’évolution de l’association vous intéressent.

2000-2004 : Nombreuses, initiatives, beaucoup de bénévolat mais peu de résultats.

2005-2009 : Le décollage, le développement et la professionnalisation.

2010-2012 : La crise et la mutation.

Pages : Suivante